mardi 14 décembre 2010

Question orale de Jean-Luc CRUCKE au Ministre André ANTOINE sur "Wallonie, un tremplin pour les Jeux Olympiques"

Pour consulter le compte-rendu intégral de la Commission des Sports du lundi 13 décembre 2010, cliquer ici

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mardi 9 février 2010

Question orale de Jean-Luc CRUCKE au Ministre Benoît LUTGEN, sur "l'évolution du trafic fluvial en Wallonie"

Pour voir le compte-rendu intégral de la Commission des Travaux Publics du lundi 01 février 2010: cliquez ici

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mercredi 10 septembre 2008

"Out "le H.O, "in" la wallonie picarde: Jean-Luc Crucke a dit oui à la supracommunalité

Jean-Luc Crucke faisait partie des 15 bourgmestres sur les 23 que comptait feu le Hainaut occidental à avoir signer la charte d'ambassadeur de la Wallonie picarde, s'engageant ainsi à reprendre, partout et sur tout support, la référence au territoire de la Wallonie picarde, à travers un matériel de communication et de marketing commun.

« Notre volonté est de dépasser l’identité communale et d’effacer les différences politiques de notre région, confiait le député-bourgmestre de Frasnes au Courrier de l'Escaut du 08 09 2009. Il s’agit d’un véritable défi à mener de front".

“Nous sommes ici pour débattre des problèmes de la Wallonie picarde et pour défendre ses intérêts. Dans une Belgique qui a tendance à se diviser, nous démontrons que l’union fait encore la force”, souligne le député bourgmestre de Frasnes dans La Libre du 09/09/2008

Tout en reconnaissant dans Le Soir qu'il faudrait aller plus loin et créer une véritable entité juridique « Il faudra que cette idée soit débattue au parlement wallon et qu’elle débouche sur un décret. Cela ne nous empêche pas de commencer de manière informelle. »


L’émergence de la Wallonie picarde, nouveau territoire transfrontalier, va entraîner une nouvelle donne en matière d’alliances et de concurrences entre les villes et les territoires français, wallons et flamands qui structurent cet espace transfrontalier. « D’où la nécessité de s’unir et de parler d’une seule et même voix, concluait le député MR Jean-Luc Crucke, dans la DH. L’enjeu est bien de faire émerger une nouvelle échelle territoriale entre l’échelle communale, devenue trop exiguë, et l’échelle régionale, trop vaste".


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mardi 15 mai 2007

Question de M. Jean-Luc Crucke à la vice-première ministre et ministre de l'Emploi et de l'Égalité des chances sur "les chômeurs professionnels" (n° 4

Chambre Mai 2008.

04.01 Jean-Luc Crucke (MR): Madame la ministre, ce sujet a été abordé en plénière lors des questions d'actualité.
Certains chiffres donnent le frisson. Quand on voit par exemple que deux personnes atteignent 36 ans "d'expérience" – c'est le cas malheureusement en Wallonie – d'allocations de chômage puisqu'elles ont perçu ces allocations toute leur vie. Un autre chiffre éloquent est celui des chômeurs de plus de 20 ans,(5301) Cela donne à réfléchir.
Quand on analyse ces chiffres au regard de ce qui a été dénoncé dans la presse – je ne fais que reprendre ce qui a été dit; on en a parlé en plénière. Certains syndicats – il s'agit de la FGTB puisqu'il faut appeler un chat un chat – prendraient un malin plaisir, ou plutôt suggéreraient certains comportements qui permettraient d'entrer dans ces statistiques qu'on ne peut que dénoncer, notamment pour atteindre une incapacité de 33% définitive et sortir ainsi de l'activation.
Il est incompréhensible, d'une part, de parler d'activation, de mettre tout en oeuvre – les budgets sont d'ailleurs conséquents – et, d'autre part, d'adopter des comportements pour éviter l'activation!
Sans entrer dans la polémique – à partir du moment où un fait est dénoncé dans la presse, j'estime qu'il faut aller jusqu'au bout –, disposez-vous d'informations complémentaires à votre réponse donnée en séance plénière? L'enquête administrative que vous avez demandée a-t-elle abouti à quelque chose? Permet-elle de dire aujourd'hui si ce phénomène existe? Dans l'affirmative, dans quelle mesure peut-on y remédier?
Peut-on considérer qu'en la matière, il existe un paradoxe entre le rôle du syndicat qui est de défendre les travailleurs et défendre en même temps ceux qui ne travaillent pas? Je ne vois en outre pas ce que cela peut rapporter aux syndicats de pouvoir payer les chômeurs. Il faudrait y réfléchir à deux fois!
Je ne veux pas entrer dans la polémique mais simplement dire qu'elle existe. À la ministre de nous donner les renseignements actualisés s'ils sont en sa possession.
04.02 Joëlle Milquet, ministre: Un article de presse est un article de presse! Je voudrais rappeler deux dispositions qui légitiment les syndicats à donner toute information utile sur les obligations et les droits des demandeurs d'emploi. Vous avez notamment la mission légale des organismes de paiement des allocations de chômage privés et publics de fournir au chômeur toutes les informations utiles sur les droits et les devoirs à l'égard de l'assurance chômage, selon l'article 24 de l'arrêté royal du 25 novembre 1991 portant
réglementation du chômage.
On a ajouté une disposition complétée par un arrêté royal du 4 juillet 2004 qui précise que les informations à donner par les organismes de paiement portent également sur la procédure de suivi du comportement de recherche active d'emploi.
Il est difficile – je ne dispose pas de webcams dans toutes les réunions – d'établir a priori une frontière par rapport à ce qui est de l'ordre de la mission légale des syndicats, ce qui rentre dans cette disposition, pour expliquer les droits, les devoirs, les différentes possibilités répondant aux questions – en effet il n'y a rien d'illégal à expliquer la législation en matière d'invalidité ou la manière dont un entretien se déroule. La
frontière serait franchie si on organisait un vrai système pour échapper à la loi, ce qui n'est pas prouvé à ce stade. Je n'ai aucun élément en ma possession qui prouverait une telle chose. Il n'y a eu aucune plainte transmise à l'ONEm en la matière.
Tous les syndicats communiquent ce genre d'informations dans un cadre légal et réglementaire. Si j'ai d'autres informations, je m'empresserai de vous les faire parvenir mais je n'en ai pas jusqu'à présent. On ne peut pas prouver de malversation ou de fraude.
Quand vous parlez d'incapacité de travail, considérer qu'il y aurait un système organisé équivaudrait à prétendre que les médecins de l'ONEm ne feraient pas leur travail du tout. Si on évoque une éventuelle incapacité ou invalidité de plus de 33%, il faut déposer un certificat médical. Un médecin agréé de l'ONEm doit alors rendre une décision et leur manière de reconnaître les demandes n'a pas évolué: on en est toujours à plus ou moins 56% de reconnaissance. Il y a donc des garde-fous qui sont organisés au niveau de l'ONEm.
Cela dit, dans le travail réalisé avec les partenaires sociaux et les Régions au sujet du plan d'activation des chômeurs, il a été décidé que l'incapacité de travail devait être un des points du débat sur l'adaptation du plan d'activation. Cela a été assumé par le comité de gestion de l'ONEm qui a déclaré s'atteler
particulièrement à ce problème.
04.03 Jean-Luc Crucke (MR): Madame la ministre, je me plais au sein de cette commission. Il est toujours agréable de vous poser des questions car, même si elles ne nous satisfont pas chaque fois, nous obtenons toujours des réponses. Il n'en est pas toujours ainsi, je puis vous l'assurer.
Je retiens que l'élément de fraude n'est pas avéré.
04.04 Joëlle Milquet, ministre: N'est pas établi!
04.05 Jean-Luc Crucke (MR): En cas d'absence de plainte, je ne peux qu'en prendre acte. Je me base sur un article de presse, lequel a amené la question. Par ailleurs, vous avez fait judicieusement la différence entre l'information utile. Je pense effectivement que les syndicats donnent des informations utiles sur la procédure, la manière dont un entretien se passe, dont un contrôle ou un examen se passe.
À titre personnel, j'estime que ce rôle n'est pas celui du syndicat. Je préfèrerais qu'il soit dévolu à la fonction publique. En effet, là, des webcams pourraient être placées partout. On ne peut vous reprocher le manque de webcams au syndicat. Si vous en placiez, la population crierait gare et se demanderait de quel droit vous surveillez ce que le syndicat a fait ou non. Par contre, dans le cadre de la fonction publique ou d'une administration publique, le contrôle serait plus aisé. Cet avis est tout à fait personnel et je peux encore accepter que d'autres ne partagent pas mon avis.
Je suis d'autant plus convaincu que vous-même dites que la frontière est difficile à établir entre le renseignement utile et celui qui serait tout aussi utile pour certains, mais qui deviendrait à ce moment une entrave à ce que la législation prévoit. C'est parce que cette frontière est difficile à établir que ce n'est pas le rôle premier du syndicat.
L'incident est clos.

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lundi 7 mai 2007

Elections

BRAVO SARKO !

J'étais à Paris hier soir et c'est avec un bonheur non dissimulé que j'ai vécu en direct la victoire de Sarkozy. Les français ont fait le bon choix: celui d'un homme qui parle "vrai", qui a un programme précis pour redresser son pays et n'a peur ni de dire les choses,ni de prendre ses responsabilités.


OUI ! J'ESPERE QUE LA VAGUE LIBÉRALE GAGNERA LE HAINAUT !

Il est temps, je pense que, face aux défis d'envergure qui frappent à notre porte, qu'ils soient économiques, sociaux ou environnementaux, les wallons prennent leurs responsabilités et mettent aux commandes du bateau des gestionnaires, rigoureux et pragmatiques, des hommes et des femmes qui ne promettrons pas la lune mais mettront tout en oeuvre pour sauver la terre et léguer à leurs enfants une Belgique socialement et économiquement viable à long terme...

>>>>> Reportage image à Paris.
>>>>> L'évenement vu par Pierre-Yves Jeholet

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lundi 23 avril 2007

Jardins populaires: les recenser pour les développer

Le jardin populaire est un lieu de bien-être où chacun est émerveillé de pouvoir récolter ce qu'il a produit. Lieux de communication et de resocialisation, c'est surtout un carré de bonheur qui mériterait d'être developper plus avant. Combien sont-ils en Wallonie?
Comment faire pour leur permettre de se développer?

>>>>Question au Ministre Lutgen en charge de l'agriculture wallonne. PW 17/04/2007

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mardi 27 mars 2007

Mouscron: Qui couvre Pinocchio ?

Jean-Pierre Detremmerie, a confirmé à plusieurs reprises, face caméra, avoir été prévenu de l'enquête en cours au Parquet, relative aux affaires mouscronnoises. Le Ministre Philippe Courard dément formellement ces propos : L'un des deux ment, c'est un fait !

Face à ce mensonge qui mérite des éclaircissemnts, je suis scandalisé par la désinvolture avec laquelle le Président du Parlement wallon traite les institutions de ce pays : alors que le Ministre Courard lui-même avait déclaré dans les médias être prêt à s'expliquer, José Happart juge inutile de réunir la Commisssion des Affaires intérieures du Parlement !

La Présidence donne-t-elle tous les droits y compris celui de faire main mise sur le fonctionnement du Parlement ou José Happart aurait-il reçu des ordres du Boulevard de l'Empereur pour étouffer ce qui apparaît bel et bien comme un scandale de plus dans l'escarcelle des Affaires wallonnes ?


Dans tout autre pays démocratique, s'insurge le député libéral, l'occasion aurait été donnée au Ministre de s'expliquer sans délai. Ici, au débat parlementaire, José Happart préfère un mutisme digne des pratiques des parlements de l'ex bloc communiste .

Jeudi, le groupe MR du Parlement wallon mettra le point à l'ordre du jour de la Conférence des Présidents et en appellera à la responsabilité des groupes politiques et des démocrates.

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jeudi 22 mars 2007

Chômage des jeunes : pourquoi la Flandre parvient à le vaincre et pas nous ?

LA LUTTE CONTRE LE CHÔMAGE DES JEUNES : LA MÉTHODE FLAMANDE
L'ACTIVATION DES DEMANDEURS D'EMPLOI JEUNES
22 P.W. - C.R.A.C. 80 ( 2006-2007) Commission de l'Economie - mardi 20 mars 2007

M. Jean-Luc Crucke (MR).

La Flandre a opté pour une méthode qui peut paraître dure pour lutter contre
le chômage des jeunes. Mais il se fait que cette méthode volontariste s’avère redoutablement efficace.
Une première évaluation des résultats obtenus dans 13 villes pilotes est plus que positive. Ce sont les jeunes chômeurs de moins de 25 ans et disposant au maximum d'un diplôme d'enseignement secondaire qui sont concernés. À Ostende, pour ce public cible précis, le chômage a baissé de 53 %. Dans d'autres villes, comme Renaix, Alost et la région des charbonnages limbourgeois, on a constaté des baisses de 25 à 40 % selon
les cas. Le cas de Renaix m’interpelle particulièrement, car ce n’est pas du tout une ville flamande-type sur le plan socio-économique. C’est au contraire une ville durement touchée sur le plan du chômage.
Dans le cadre de cette méthode « à la flamande » de lutte contre le chômage des jeunes peu qualifiés, les jeunes concernés sont sans cesse assaillis d'offres d'emploi qui correspondent à leur profil, y compris par SMS.
Ceux qui ne répondent pas aux offres doivent parfois se justifier dès le lendemain auprès de l’Office national de l’Emploi. Dès ce moment, l’homologue flamand du FOREM entre en action et fournit au besoin un accompagnement lors des candidatures ou propose une formation aux jeunes en question. Ceux qui refusent obstinément de collaborer risquent de perdre leurs allocations. Vu les résultats plus que positifs, le ministre
flamand de l’Emploi, Monsieur Frank Vandenbroucke (SP.A), veut à présent étendre le système à l'ensemble de la Flandre. Son objectif est qu'à terme, plus aucun jeune ne vive durablement d'une allocation.
Le coach individuel flamand réapprend aux demandeurs d'emploi les gestes élémentaires à accomplir pour être efficace dans sa recherche. J'ai par ailleurs pu lire dans la presse qu'un agent du FOREM en visite à Renaix a déclaré que les méthodes du VDAB émanaient d'une autre planète. Il ajoutait que sur le temps où, lui, devait retourner quatre fardes pour retrouver un profil, il suffisait à l'agent du VDAB de cliquer une fois sur sa souris.
Comment cela est-il possible ?
La démonstration étant faite de l’efficacité d’une telle méthode, pourquoi s’obstine-t-on, côté wallon, à ne pas vouloir en reconnaître les effets positifs ? Qu’est-ce qui vous empêche de le faire ? Souffrez-vous d’un blocage d’ordre idéologique sur la question ? À quand un plan d’accompagnement « à la flamande » des jeunes
chômeurs trop peu qualifiés en Wallonie ? Quand verrons-nous ONEM et FOREM collaborer à ce point ? Les entreprises sont demandeuses de main d’oeuvre qualifiée et seront, à n’en pas douter, partie prenante à un tel projet. Prendrez-vous une initiative déterminante en ce sens sous peu ?
J'ai des contacts avec mon collègue Franck Vandenbroucke. Nous nous sommes à nouveau rencontrés récemment.
L'objectif est de faire en sorte que le FOREM et le VDAB collaborent encore plus, mais également encore mieux.
Nous voudrions proposer à nos demandeurs d'emploi wallons pas moins de 20.000 offres d'emploi, émanant du VDAB, par an, sur l'ensemble de la Région wallonne.
Ces offres ne s'adresseront pas, de manière discriminante, à nos jeunes, mais à tous les demandeurs d'emploi.
Permettez-moi de revenir sur l'Accord de coopération relatif à l'accompagnement des chômeurs : vous savez
que les moins de 30 ans ont été sollicités dès la mise en oeuvre du Plan. Mais je vous rappelle que, conformément à la Ligne directrice européenne 1, une offre d'accompagnement est également faite à tous les jeunes de moins de 25 ans avant qu'ils n'atteignent six mois de chômage.
Concernant le Plan, une évaluation globale du Dispositif menée par le Fédéral est attendue pour mi-2007.
Sur cette base objectivée, nous serons peut-être amenés à recalibrer l'accompagnement.
Vous savez également qu'il existe au-delà de l'Accord de coopération, un décret wallon organisant la prise en charge individuelle des demandeurs d'emploi, à savoir le Dispositif intégré d'insertion socioprofessionnelle.
Les premiers contrats ont commencés à être signés depuis septembre 2006. J'ai invité le FOREM à tout mettre en oeuvre pour accélérer et multiplier la conclusion de ces contrats. En outre, je viens de prendre la décision, via un arrêté modificatif, de proposer, de manière systématique, aux jeunes de moins de 25 ans qui s'inscrivent comme demandeurs d'emploi à l'issue de leurs études, sans avoir obtenu un diplôme du troisième degré de l'enseignement secondaire, la conclusion d'un contrat crédit insertion. Passer à l'obligation, ne devrait selon moi qu'être envisagé si l'incitation ne suffit pas. Car je veux avant tout des jeunes motivés par un intérêt intrinsèque à s'insérer, tout en sachant que ces mêmes jeunes seront rapidement visés par la procédure de contrôle dans le cadre du PAC.
Pour l'ensemble de ces outils de suivi individuel du demandeur d'emploi, 352 conseillers sont mobilisés
Par ailleurs, lorsque j'examine le montage du projet de nos amis flamands, je constate que ce sont des mesures d'ores et déjà existantes, en ce compris chez nous, qui sont exploitées :
la formation ;
l'individualisation des offres d'emploi. En Région wallonne, nous avons fait en sorte que la prise en charge des demandeurs d'emploi se concrétise également par un renforcement de la transmission des offres d'emploi. Des instructions très claires allant dans ce sens ont été données aux Conseillers du FOREM. À ce niveau, les partenariats favorisant l'insertion sont multipliés, notamment avec les agences de travail intérimaire ;
la collaboration avec l'ONEM. À ce sujet je vous rappelle que le FOREM transmet à l'ONEM des
informations rigoureuses et objectives ;
le partenariat avec des acteurs en prise directe avec le territoire et l'environnement sur lesquels ils interviennent : je vise ici les Missions régionales qui jouent un rôle essentiel dans la construction de « passerelles » entre les entreprises et les demandeurs d'emploi les plus fragilisés, et notamment les jeunes, et ce, via divers outils comme le « job coaching ».
Les CPAS sont également des partenaires de choix. Une convention les lie au FOREM.
Je rappelle encore l'initiative que j'ai prise de lancer des projets pilote dans les quartiers en difficulté : un partenariat FOREM-MIRE — Associations culturelles et sportives et Trace va se mobiliser pour proposer des offres d'emploi aux jeunes de ces quartiers, avec un suivi rapproché, si nécessaire, par des coaches.
Je souligne également l'importance des appels à projets lancé par le FOREM afin d'augmenter et diversifier l'offre de services à destination des demandeurs d'emploi.
Le FOREM doit donc agir, certes, mais en phase avec le monde de l'entreprise, avec les autres acteurs du marché de l'emploi et en phase avec les politiques initiées par le Gouvernement wallon à travers le Contrat d'Avenir, la DPR et le Plan Marshall.
Enfin, vous devez savoir que le nouveau contrat de gestion du FOREM prévoit une mesure systématique et spécifique de la participation des moins de 25 ans aux actions du FOREM et de ses partenaires. Cette mesure
sera appréciée chaque année afin de déterminer dans la foulée d'éventuelles réorientations ou amplifications de certaines actions particulières adaptées aux jeunes.
Bien entendu, le plan d'entreprise qui contient les voies et moyens pour atteindre les objectifs fixés dans le contrat de gestion et qui sera actualisé sur une base annuelle doit intégrer cette préoccupation.

M. Jean-Luc Crucke (MR).
Vous dites que M. Vandenbroucke vous a fait part de résultats contrastés en fonction des sous-régions concernées, ce n'est pas du tout ce qu'il déclare au Parlement ou dans la presse.
Vous dites également que les crédits d'insertion se veulent l'équivalent de ce qui se fait en Flandre. Seul le temps nous dira si des résultats peuvent être comparables. Je note néanmoins qu'en Flandre, les fruits ne se font pas attendre.
Comment expliquez-vous que les méthodes flamandes soient beaucoup plus efficaces que les nôtres ? Voyez l'exemple de Courtrai qui connaît un taux de 5 % de chômage alors qu'à une portée de fusil, la ville de Mouscron connaît un taux de chômage de 25 %. Ne peut-on pas rapprocher les différentes offres et lutter en commun contre ce fléau qu'est le chômage.

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lundi 12 mars 2007

Formation: la vérité en face.

Reaction en Video de Jean-Luc Crucke:
Suite à l'interpellation de la Ministre Arena au Parlement wallon le 08/11/2006.

Coup de gueule : alors que le chômage en Wallonie avoisine les 25%, le temps moyen consacré à la formation par un chômeur wallon est de 3 jours par an.
Il y a comme quelque chose qui coince dans le système ...

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samedi 10 mars 2007

Subsidiation des infrastructure en milieu rural: un seul pilote, une seule maison, plusieurs fonctions

Interpellation de M. Crucke à M. Lutgen, Ministre de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme sur « la subsidiation de certaines
infrastructures en milieu rural ».

20 P.W. - C.R.A.C. 77 ( 2006-2007) Commission de l'Environnement - jeudi 8 mars 2007

-M. Jean-Luc Crucke (MR).

Quelle commune ne voudrait pas avoir son centre culturel, son centre sportif
ou associatif ? On vit des réalités très différentes selon que les communes soient urbaines et peuplées ou rurales.
Il est vrai que de telles infrastructures ne se justifient pas partout, il y a des exigences de superficie. Il ne faudrait pas un théatre dans chaque petite ville !
Un autre problème se pose, lié à l'alchimie institutionnelle belge. Les compétences sont partagées entre la Communauté française et la Région wallonne.
Les communes rurales attendent une réponse politique. Ce n'est pas parce que l'on vit dans une commune rurale qu'on ne doit pas avoir ces facilités, ces services universels. J'interroge donc le Ministre de la Ruralité sur ce sujet. Il en va, au-delà du développement rural, d'une politique de cohésion et de polyvalence entre la Communauté française et la Région wallonne. Il faut aller plus loin pour instaurer un véritable dialogue entre ces deux institutions. J'ai vu que le décret concernant l'accord de coopération est passé en troisième lecture au Gouvernement. C'est une bonne chose. Cependant, si l'on a affaire à deux pilotes, on ne trouvera pas de solution et on ne servira pas nos concitoyens.

Je souhaiterais avoir une réponse politique, mais aussi technique. Comment tout cela va-t-il s'organiser sur le terrain ?

M. Benoît Lutgen, Ministre de l'Agriculture, de la Ruralité, de l'Environnement et du Tourisme.
Je partage une partie de vos constats. Je serais plus nuancé concernant la capacité de l'outil. Le PCDR est un bel outil, il fonctionne bien et répond aux attentes du milieu rural.
Parmi les investissements éligibles dans le cadre d'un Programme Communal de Développement Rural, citons par exemple :
.la promotion, la création et le soutien de l'emploi ou d'activités économiques ;
. l'amélioration et la création de services et d'équipements à usage de la population ;
.la rénovation, la création et la promotion de l'habitat ;
.l'aménagement et la création d'espaces publics, de maisons de village et d'autres lieux d'accueil,
d'information et de rencontre ;
.la protection, l'amélioration et la mise en valeur du cadre et du milieu de vie en ce compris le
patrimoine bâti et naturel ;
.l'aménagement et la création de voiries et de moyens de transport et communication d'intérêt
communal.
Face aux demandes croissantes des populations rurales, la politique de Développement rural constitue une réponse intéressante de par la transversalité qui la caractérise et son souci d'être pour chaque commune un véritable contrat d'avenir local.
Le nombre de communes ayant un PCDR actif est en augmentation constante. Il sera dès lors de plus en plus difficile de subventionner l'ensemble des demandes. Seront privilégiés les projets s'inscrivant le mieux dans la Déclaration de politique régionale du Gouvernement.
Par ailleurs, le montage de dossiers appelant des financements conjoints de la Région wallonne et de la Communauté française n'est pas toujours facile. Les utilisations conjointes d'immeubles rencontrent les réticences des fonctionnaires des administrations concernées et des auditeurs de la Cour des Comptes.
En l'absence de références légales organisant cette polyvalence, chaque projet doit, jusqu'à présent, faire l'objet d'accords spécifiques et d'un montage financier particulier, à négocier ponctuellement. Dans les faits, cela peut représenter un obstacle à ce qui constitue pourtant en milieu rural, une gestion rationnelle des ressources.
Aujourd'hui, pourtant, je peux vous annoncer une bonne nouvelle.
En effet, le Gouvernement wallon, en sa séance de ce jeudi 1 er mars 2007, a approuvé l'accord de coopération Région wallonne-Communauté française pour l'utilisation conjointe d'infrastructures en milieu rural. Il a également adopté le projet de décret portant assentiment à cet accord de coopération.
Cet accord, qui s'adresse aux communes ayant un PCDR actif, prévoit la création de petites infrastructures polyvalentes — les « Maisons rurales » — qui pourront accueillir, conjointement, des activités relevant des compétences aussi bien des Communautés que de la Région.
La « Maison rurale » est un bâtiment situé en milieu rural, propriété communale, disposant :
. de surfaces communes ;
. et de surfaces réservées soit aux opérateurs reconnus par la Communauté française, soit aux activités relevant de la Région wallonne.
L'accord ne convient que si le projet est inscrit dans un PCDR. Il devra faire l'objet de négociation avec les différentes parties concernées, comme c'est déjà le cas pour les demandes de convention classiques.

M. Jean-Luc Crucke (MR).
Ce sujet me tient à coeur, il touche à la quintessence de ce qu'est le monde
rural et les difficultés qu'il rencontre par rapport aux institutions. Je suis d'accord avec vous, cela doit rester dans le cadre du PCDR.

Je suppose également que vous autoriserez plus facilement la modification d'un PCDR en cours.
Nous devons nous orienter vers la notion de pôle d'excellence rural.

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vendredi 23 février 2007

Antenne GSM: Bientôt interdites à moins de 300 m des habitations ?

C'est le cas à Frasnes-lez-Anvaing où j'ai imposé cette distance minimale de 300 M, appliquant ainsi un élémentaire principe de précaution à l'heure où les antennes de Gsm se multiplient de façon exponentielle pour répondre aux besoins des téléphones de dernière génération.

Mais je veux aller plus loin et imposer ce principe à l'ensemble du territoire wallon.

J'ai récemment interrogé en ce sens, la Ministre wallonne en charge de la santé.


Signe d'espoir, Christiane Vienne qui, il y a un an , s'était retranchée derrière l'argument selon lequel c'est le Gouvernement fédéral qui arrête les normes en matière d'ondes électromagnétiques, semble aujourd'hui avoir pris conscience de sa responsabilité en la matière.

Dans la réponse qu'elle m'adresse, elle reconnait que la norme fédérale est trop élevée et demande aux Ministres Antoine, en charge de l'Aménagement du territoire et Lutgen, en charge de l'Environnement d' adopter une position wallonne qui permette d'appliquer une norme urbanistique qui interdise l'implantation d'antennes à moins de 300 mètres.

Enfin? Vous avez dit enfin?

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dimanche 18 février 2007

Les Carences en matière de formation.Interpelletion de la Ministre Arena

INTERPELLATION DE LA MINISTRE ARENA A PROPOS DES RÉCENTES DÉCLARATIONS DE L'UNION WALLONNE DES ENTREPRISES À PROPOS DES CARENCES EN MATIÈRE DE FORMATION.

Reaction en Video de Jean-Luc Crucke: http://www.youtube.com/watch?v=qljSWJzdFew

Parlement Wallon 08 11 2006

M. le Président.
M. le Ministre Courard répondra à la question d'actualité de M. Crucke en lieu et place de Mme la Ministre Arena.

M. Jean-Luc Crucke (MR).

Je pensais que l'existence de 300.000 chômeurs en Wallonie méritait laprésence de Mme la Ministre Arena. Dans quel Parlement travaillons-nous ? M. Lutgen répond à la place de M. Daerden, M. Courard à la place de M. Marcourt et de Mme Arena !
Cette absence est-elle normale alors que le taux de chômage wallon n'a jamais été aussi élevé en 25 ans ?
Non, et elle démontre que ce Gouvernement ne veut pas réellement prendre les mesures nécessaires pour améliorer la situation.
En Wallonie, on dénombre 15.000 chômeurs supplémentaires en un an. Cela prouve que les formations proposées sont incomplètes. Je ne cesse, en Commission, d'interpeller la Ministre Arena à ce sujet. Elle me répond chaque fois que tout va bien et elle ne se déplace même pas aujourd'hui !
L'UWE a eu le courage de dire la vérité : il n'est pas normal qu'un chômeur wallon sur deux n'ait pas de diplôme d'études secondaires inférieures et il n'est pas normal que nos entreprises ne trouvent pas de personnel sur le sol wallon et doivent faire appel à des étrangers.
Quand allez-vous prendre des mesures structurelles en la matière ? Votre attitude est déshonorante pour toutes les personnes qui subissent le chômage en Wallonie.


M. Philippe Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique au nom de Mme
Arena, Ministre de la Formation. – Je tiens à excuser l'absence de Mme la Ministre Arena qui est retenue à la
Communauté française. M. Crucke, il faut savoir ce qu'on veut en matière de transversalité.
M. le Président. – M. Courard n'est pas responsable de l'absence de ses Collègues. Faites-moi confiance,
je ferai part de ce problème à M. le Ministre-Président qui nous rejoindra tout à l'heure. Vous pouvez
également l'interpeller à ce sujet, plutôt que d'accabler M. Courard.
M. Philippe Courard, Ministre des Affaires intérieures et de la Fonction publique au nom de Mme
Arena, Ministre de la Formation au nom de Mme Arena, Ministre de la Formation. – Je peux vous apporter
plusieurs éléments de réponse. Faire une telle comparaison entre le chômage wallon et la formation, c'est un
peu court. D'autres phénomènes entrent en jeu pour expliquer le chômage que nous connaissons. Je ne peux donc pas m'inscrire dans votre discours.
Concernant l'enseignement qualifiant, cette question est étudiée au niveau de la Communauté française. En outre, le Plan Marshall prévoit des moyens importants pour remédier à la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.
Plusieurs métiers ont été passés à la loupe par le FOREM et des plans d'action ont été mis en oeuvre en la matière. On a prévu des formations adéquates et des actions de suivi. De gros efforts ont donc été consentis et on est encore allé un cran plus loin. Par exemple, nous avons mis en place le Plan Stratégique Formation qui prévoit toute une série de formations professionnelles en liaison avec un enseignement qualifiant. Nous avons également prévu de développer la promotion des métiers techniques et envisagé la création de centres de technologie avancée. Nous proposons, enfin, un accès plus important aux centres de compétence.
Il existe donc, Monsieur Crucke, toute une série de mesures importantes qui visent à améliorer la situation. Ces mesures se trouvent dans le Plan Marshall et dans les politiques qui ont été mises en place depuis plusieurs années.

M. Jean-Luc Crucke (MR). – Tant que ce Gouvernement n'acceptera pas le constat posé par plusieurs observateurs qui objectivent les données, la situation n'évoluera pas.
En moyenne, une formation en Région wallonne dure trois jours alors que la moitié des chômeurs n'ontpas de diplôme de l'enseignement inférieur.
Il faut prendre des mesures et mettre en place une vraie politique en la matière.


Interview de Jean-Luc Crucke 08 11 2006: http://www.youtube.com/watch?v=qljSWJzdFew

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Bruxelles doit être la capitale économique de la Wallonie

Travaillons avec l'évidence plutôt que contre la réalité: Bruxelles est déjà ,de facto, la capitale économique de la Wallonie. Bruxelles est en effet, la seule ville belge à dimension internationale vers laquelle les Wallons se tournent spontanément. Elle est au centre de la région la plus créatrice de richesses.
Il serait illusoire de se passer de cette tête de pont vers le monde. Pire, les efforts wallons seraient vains.

Le Plan Marshall n'est-il pas déjà trop wallo-wallon ? Telle était ma question ce 13 02 2007, au Parlement wallon au Ministre Marcourt. A l'instar des chercheurs économistes de l'UCL, je pense qu'il serait stupide de se priver du rayonnement de la capitale, qui est aussi, rappelons-le, celle de l'Europe et le siège de nombreuses institutions internationales.

Comme il ne suffit pas de dire que nous sommes tournés vers Bruxelles pour que cette affirmation soit suivie d'effets, nous devons envisager notre redressement économique en symbiose avec Bruxelles. Et cela passe inévitablement par un ancrage physique de la présence économique wallonne, en donnant du pouvoir décisionnel sur plan économique à Bruxelles.

Complément: Intégrale de la question au Ministre Marcourt et réponse de celui-ci.

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Bruxelles, capitale économique de la Wallonie, question parlementaire au Ministre Marcourt

Messieurs les Ministres,


Bruxelles doit être la capitale économique de la Wallonie ! C'est ce qui ressort d'une étude d'économistes de l'UCL. Le Plan Marshall peut être un bon outil du développement de notre région, disent-ils, pour autant qu'on l'amende sur certains points, qu'on l'évalue régulièrement et qu'il ne perde pas de vue que Bruxelles est la capitale économique de la Wallonie, aussi paradoxal ou décalé que cela puisse paraître.

Bruxelles est en effet la seule ville belge à dimension internationale vers laquelle nous Wallons nous nous tournons spontanément. Elle reste largement au centre de la région la plus créatrice de richesses. Il serait illusoire de se passer de cette tête de pont vers le monde. Pire, les efforts wallons seraient vains. Pas question ici de regretter que la capitale administrative et économique ne coïncident pas en Wallonie, c'est une question aujourd'hui réglée, mais les propos de ces chercheurs, qui me semblent relever de l'évidence en ce qui me concerne, ont de quoi faire réfléchir sur les conséquences politiques et économiques des choix du passé. Namur est une très jolie ville, qui accueille notre Parlement et qui a positivement bénéficié de la présence institutionnelle et administrative wallonne ces dernières années mais, toujours selon ces chercheurs, elle n'est pas une ville susceptible d'être le moteur économique de notre région. Croyez bien que je regrette ce constat, cette absence de capitale économique « wallonne », j'entends par là sise dans notre région.

Quoiqu'il en soit, outre des propositions intéressantes à mettre en oeuvre et qui concernent tous les niveaux de pouvoir, les chercheurs recommandent d'établir physiquement la présence économique wallonne dans la capitale belge, qui est aussi celle de l'Europe, de la Flandre ou le siège de nombreuses institutions internationales. Il faut profiter un maximum de son rayonnement. Avez-vous pu vous procurer cette étude ? Avez-vous lu cette recherche ? Comment l'accueillez-vous ? Avec prudence ? Souscrivez-vous au constat ? Quels commentaires ou réactions la publication de cette étude vous inspire-elle ? La collaboration renforcée avec Bruxelles préconisée verra-t-elle le jour effectivement ? Il ne suffit pas de dire que nous sommes tournés vers Bruxelles pour que cette affirmation soit suivie d'effets. Le Plan Marshall n'est-il pas trop wallo-wallon ? Eut-il été difficile d'envisager notre redressement économique en symbiose avec Bruxelles ? Comment matérialiserez-vous cette nécessité de choisir et de développer Bruxelles comme capitale économique de la Wallonie ? Si la Flandre qui elle a bien compris l'intérêt de Bruxelles - compte aussi beaucoup sur Anvers, il ne nous est pas possible d'en faire autant au sein de notre propre région. Multipliant les angles d'analyse et les portes d'entrée dans le dossier, établissant plusieurs cartographies révélatrices, ces chercheurs ont démontré qu'aucune ville wallonne ne peut raisonnablement prétendre au titre de capitale économique de la Wallonie. Même pas Liège dont le développement est stimulé par l'aéroport ou tourné sur Maastricht et Aix-la-Chapelle. En conséquence, la Wallonie établera-t-elle physiquement sa présence économique dans la capitale belge ? Sinon, pourquoi choisir la politique de l'isolement ? Si oui, comment le fera-t-elle ? Etablira-t-elle des centres de décisions à Bruxelles ? De quels types seront-ils ? Allez-vous répondre à l'appel visant à faire de Bruxelles la capitale économique de la Wallonie ? Comment le ferez-vous ? Quels moyens d'action utiliserez-vous pour atteindre cet objectif ?

M. Jean-Luc Crucke (MR). - Nous avons lu le même ouvrage. L'auteur dit clairement que le plan
Marshall est un bon outil de développement et qu'il le sera d'autant plus si la Wallonie accepte que Bruxelles « est » la capitale économique de la Wallonie, ce qui est un constat.
Les chercheurs recommandent d'établir physiquement la présence économique wallonne dans la capitale belge, qui est aussi celle de l'Europe, de la Flandre et le siège de nombreuses institutions internationales.
Si la Flandre qui elle, a bien compris l'intérêt de Bruxelles compte aussi beaucoup sur Anvers, il ne nous est pas possible d'en faire autant au sein de notre propre Région. Multipliant les angles d'analyse, les chercheurs ont démontré qu'aucune ville wallonne ne peut raisonnablement prétendre au titre de capitale de la Wallonie, même pas Liège. En conséquence, la Wallonie établira-t-elle physiquement sa présence économique
dans la capitale belge ? Allez-vous répondre à l'appel visant à faire de Bruxelles la capitale économique de la Wallonie ? Si oui, quels moyens d'actions utiliserez-vous pour atteindre cet objectif ? Quelle est votre réaction par rapport au constat des chercheurs ?

M. Jean-Claude Marcourt, Ministre de l'Économie, de l'Emploi et du Commerce extérieur. - Je pense qu'il faut avant tout s'interroger sur le sens des mots. En quoi le substantif « capitale » se trouve-t-il commenté par l'adjectif « économique » ? Que signifie réellement l'expression « capitale économique » ? Vous faites ici référence à une étude qui devrait distinguer mieux la rigueur intellectuelle, les effets d'annonce et la science. Il est étonnant que, partant d'un constat macro-économique, on tire des conséquences institutionnelles.
J'ai pris connaissance de l'étude réalisée par les professeurs Thisse et Thomas. Un des constats non surprenant de leur étude est que, d'un point de vue économique et démographique, la Belgique ressemble très fort à une économie monocentrique admettant des centres secondaires d'importance variable. Ils affirment que la
croissance économique de la Flandre et de la Wallonie dépend, pour une part significative, du niveau d'activité au sein de la grande région bruxelloise, celle-ci regroupant la Région de Bruxelles-Capitale et les provinces du Brabant wallon et du Brabant flamand (un espace bien plus important que l'actuelle Région bruxelloise).
Devons-nous être surpris que Bruxelles, capitale de la Belgique et siège des institutions européennes, soit un pôle d'activité économique majeur pour la Belgique ? Il est certain que non. Personne n'a jamais nié l'importance économique de la Région de Bruxelles-Capitale et son attrait pour le développement économique wallon.
Permettez-moi néanmoins d'être surpris que des universitaires demandent aujourd'hui de rouvrir des débats administratifs ou institutionnels sur la structure fédérale de la Belgique. Est-ce que le découpage administratif et politique de la Belgique correspond à sa réalité économique et urbaine, telle est la question posée par les universitaires. Résumer la construction de la Belgique fédérale aux seuls éléments économiques apparaît comme
un argumentaire quelque peu réducteur. D'autant plus que de nombreuses études scientifiques ont analysé la répartition des compétences en Belgique sur la base de la théorie du fédéralisme budgétaire et concluent que, même si des problèmes se posent et des améliorations peuvent être apportées, la structure institutionnelle ne contredit pas les principes théoriques de répartition des compétences.
Dans le contexte d'une économie globalisée, tel que nous le connaissons aujourd'hui, le temps n'est plus à ces débats mais à l'action. Dès sa mise en place, le Gouvernement a décidé d'agir sur des dossiers concrets plutôt que de « palabrer » sur le statut particulier d'une région ou d'une sous-région.
D'ailleurs, Liège est aujourd'hui le centre administratif des outils économiques wallons. Dans un souci de cohérence et d'efficacité, il semblait opportun de regrouper dans un même lieu l'ensemble des outils économiques. Personne ne parle de capitale économique de la Wallonie.
Le temps n'est plus à débattre de qui est la capitale de qui mais d'agir dans l'intérêt de tous les francophones pour créer de l'activité économique et des emplois. Il s'agit de développer davantage de complémentarités et de politiques communes.
Dans le cadre du plan Marshall, nous avons pris l'initiative de prendre les premières mesures en la matière.
Dans les pôles de compétitivité par exemple, les universités bruxelloises participent activement aux projets développés par les industriels dont certains ont un siège d'exploitation dans chaque région du pays. De plus, rien n'empêche le Gouvernement bruxellois de développer des politiques spécifiques pour soutenir ses entreprises.
Quelques questions m'interpellent à la lecture de l'étude. L'étude semble ignorer les complémentarités réciproques. Elle semble ignorer l'importance économique de la Wallonie pour le développement de Bruxelles : Que deviendrait Bruxelles sans le capital humain wallon ? Que deviendraient les sièges sociaux des entreprises bruxelloises sans les sièges de production wallons ? Que deviendraient les programmes de recherche de certaines institutions universitaires situées principalement à Bruxelles sans un financement wallon conséquent ? Sur quels terrains disponibles demain pourront se développer les entreprises bruxelloises ?
Comment gérerons-nous demain les problèmes de mobilité dans et aux alentours de Bruxelles ?
Je pense qu'il s'agit de mettre en place des politiques win-win entre les deux régions.
Pouvons-nous imaginer que le redressement économique de la Wallonie ne passera que par le
développement de Bruxelles ? Le plan Marshall a pour ambition de concentrer les efforts de tous les Wallons pour redresser la Wallonie. De nombreuses études scientifiques démontrent que la relance de l'économie wallonne ne pourra se faire sans redynamiser nos deux bassins industriels que sont Liège et Charleroi. Et cela n'exclut en rien une complémentarité avec Bruxelles.
Que se passerait-il si la Commission européenne réalisait la même étude au niveau européen ? Serions-nous certains de maintenir les institutions à Bruxelles ? Cela démontre par ailleurs la nécessité de développer une véritable politique économique européenne qui ne se limite pas à la gestion financière de l'euro.
Enfin, une des conclusions de l'étude serait de centraliser les outils économiques en un même lieu. Cette complémentarité ne pourrait-elle pas être aussi bien réalisée en concentrant l'ensemble des outils wallons et bruxellois à Namur ? Quelle serait la capitale économique de la Wallonie si elle avait été fixée au 19ème siècle ?
Doit-on modifier les centres administratifs en fonction de l'évolution économique des différentes sous-régions ? Liège sera bientôt à 40 minutes de Bruxelles en TGV. La plupart des grandes villes wallonnes seront, elles aussi, aussi rapidement liées à la capitale. Par ailleurs, nous sommes en train d'améliorer le RER qui assurera une meilleure fluidité entre la Wallonie et Bruxelles. Bruxelles est une métropole qui sert le développement de
la Wallonie. Je ne pense pas par contre qu'il serait judicieux d'engorger encore plus la capitale en y envoyant encore plus de travailleurs.
Je pense que le raisonnement des scientifiques dont il est question aujourd'hui est significativement biaisé.

M. Frédéric Daerden (PS). - Je ne nie pas le poids économique de Bruxelles, mais je voulais faire part de mes inquiétudes par rapport aux effets que peut avoir cette étude. Ouvrir des brêches de ce style est dangereux pour l'équilibre économique et administratif.
Je suis heureux des réponses de M. le Ministre. Elles sont rassurantes. Par ailleurs, au vu de ce qui a été dit, on peut se demander s'il ne faudrait pas encore renforcer le rôle de la ville de Liège du point de vue du rassemblement des outils technologiques.

M. Jean-Luc Crucke (MR). - Je vais peut-être vous étonner, Monsieur le Ministre : je suis satisfait de votre réponse. Je vais toutefois rectifier une erreur d'interprétation : la capitale économique est bel et bien définie dans l'article scientifique. On peut également s'interroger sur la nécessité ou non de réunir l'ensemble des outils administratifs au même endroit. Je pense par ailleurs que l'on peut tout de même tir des conclusions institutionnelles de cette étude.
Je suis heureux de votre réponse. Celle-ci ouvre des portes.

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mercredi 14 février 2007

Sauvetage du Country hall à Liège

Question de M. Jean-Luc Crucke à M. Claude Eerdekens, ministre de la Fonction publique et des Sports, relative au « sauvetage du Country Hall de Liège ». Bruxelles, parlement wallon, 13 03 2007

M. Jean-Luc Crucke (MR).
- Entièrement rénové en 2005 et disposant de salles modulables, le Country Hall de Liège peut aujourd’hui accueillir 7 500 personnes pour des manifestations sportives ou culturelles. Le centre a bénéficié de 30 millions d’euros d’investissement, soit quelque 13 millions de plus que prévu.
Géré par la S.A. Société de gestion du Bois Saint-Jean, le Country Hall connaît aujourd’hui
des difficultés financières. Le déficit établi en 2006 semble être important puisqu’il se monterait à plus de 750 000 euros.
Votre collègue du gouvernement chargé du budget et ministre de la Région wallonne avait
imaginé comme solution que l’Adeps verse 375 000 euros par an en échange de l’occupation des lieux pour diverses activités. Votre réponse négative, pertinente, fut catégorique. La Communauté française ne dispose pas de réserves financières
exponentielles. à la suite de demandes formulées par l’asbl « Les Amis du Pays de Liège », présidée par personne interposée par le ministre Daerden et que le centre prendrait le nom de Country Hall Ethias de Liège.

Monsieur le ministre, avez-vous été saisi d’une demande d’intervention de la Communauté française introduite par la société de gestion du Bois Saint-Jean ? Si oui, sur quel montant porte-t-elle ? Pour quelles raisons ce projet a-t-il évolué dans ce sens ?
M. Daerden a-t-il formulé une demande précise ? Avez-vous rencontré d’autres intervenants financiers potentiels, personnes physiques, associations ou entreprises, Ethias, par exemple, partenaire très présent dans le Country Hall ? À concurrence de quel montant Ehias interviendrait-elle de manière récurrente dans ce projet afin de combler la gestion déficitaire du centre ?

M. Claude Eerdekens, ministre de la Fonction publique et des Sports.
–Ma réponse aujourd’hui ne sera pas fondamentalement différente de celle que j’avais adressée à M. Reinkin en séance plénière.
Je vous rappelle que le Country Hall ou domaine du Bois Saint-Jean était un centre Adeps. En
mai 2004, sous la précédente législature, le gouvernement a convenu de concéder par bail emphytéotique de 50 ans, avec un canon indexé de 150 000 euros, ce bien de la Communauté française au profit de l’intercommunale Société liégeoise de financement, (SLF), à charge pour celle ci d’y réaliser des investissements sportifs avec l’aide de la Région wallonne qui peut financer des infrastructures. C’est la décision du précédent gouvernement. Il m’a été demandé si je souhaitais que la Communauté française entre dans une société de gestion que l’on constituait.
J’ai décliné l’offre, estimant qu’avec la disparition du centre Adepts, un autre organisme en devenait l’exploitant pendant cinquante ans et que je n’avais donc aucune raison d’entrer dans la société de gestion.
Je ne connais donc rien des comptes de la société de gestion puisque la Communauté française
n’en est pas membre et que je me suis tenu à l’écart de ce dossier. J’ai lu dans la presse que la société de gestion aurait quelques difficultés pour assurer ses recettes de façon à compenser les dépenses.
Je n’ai eu aucune demande officielle d’intervention de l’asbl « L’avenir du pays de Liège »
ni de son président, M. Daerden. Je n’ai eu aucune demande de la société de gestion. Nous en
avons parlé avec M. Daerden que je rencontre chaque vendredi lors de la réunion du gouvernement.
L’idée a été avancée de voir la Communauté française donner de l’argent à l’asbl de société de
gestion, pour compenser tout ou partie de son déficit.
J’ai estimé que l’idée n’était pas bonne. En effet, obtenir en compensation une dizaine de locations
de l’outil pour 350 000 euros par an, c’est déjà assez cher, mais ce n’est rien à côté du coût de
l’organisation d’événements. Cela aurait entraîné des dépenses de deux à trois millions d’euros et
aurait mis en péril les autres politiques sportives.
C’était donc irréaliste. M. Daerden étant le meilleur financier public
en Région wallonne et en Communauté française, il réfléchit à me faire une proposition bien conçue et honorable. Je ne peux donc pas répondre pour l’instant.
Le Country Hall rénové est cependant un des plus beaux outils en Communauté française, à côté du Sport Paleis à Anvers, de Forest National à Bruxelles et du Spiroudôme à Charleroi. Ce
site de 31 hectares abrite le Centre de formation Louis Dreyfus du Standard. Ce centre exceptionnel forme les meilleurs footballeurs de demain.
Je suis très attentif à la création de centres sportifs de haut niveau sur deux sites, les sites
montois et liégeois. Le Bois Saint-Jean, avec les réalisations de la SLF et de la société de gestion,
pourrait s’inscrire parfaitement demain dans le centre sportif de haut niveau à créer. Pour l’instant je suis dans l’attente de bonnes propositions qui me permettent de mener à bien tous mes objectifs sportifs, voire de les amplifier sans les compromettre.

M. Jean-Luc Crucke (MR).
Je partage votre opinion sur la beauté du Country Hall qui est
aussi très coûteux, non seulement en investissement mais aussi en gestion. Vous avez répondu
non à la première série de questions, un non un peu moins ferme à la deuxième série. J’ai cependant eu l’impression que des négociations sont en cours avec M. Daerden, et vous connaissant, je suppose que, pour dépenser un euro, vous devrez en gagner deux ailleurs. Je continuerai à suivre ce dossier avec attention.

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lundi 12 février 2007

Centres sportifs de haut niveau: pourquoi 2 plutôt qu'1 ? Pourquoi Mons et Liège et pas Charleroi ou Enghien ?

Résumé de la réponse du Ministre:
Pourquoi deux ? Parce que cette option sera moins onéreuse que la première."Mons ne possède pas de piscine olympique, contrairement à Seraing.Pour assurer le sport-études en natation, nous aurions donc dû construire une piscine olympique à Mons. De la même façon, nous disposons en Province de Liège d'installations parfaites pour l'athlétisme.En tennis, par contre, linfrastructure est déjà excellente à Mons. Le transfert des installations tennistiques de Mons à Blanc Gravier coûterait 3 000 000 euros."

Pourquoi Mons et Liège ? C'est un comité de 7 experts, présidé par un Liégeois, M. André Stijn, président de l'Association francophone de tennis dont le siège est à Monsqui a choisi de retenir ces deux centres parmi les huits candidats.
Arguments invoqués? "Le groupe a conclu que sur les huit sites, deux sortaient du lot. Etalle, Saint-Hubert et Enghien ne présentaient pas un éventail assez large d'offres scolaires indispensable à la formule « sports études».Charleroi, quant à elle, présentait une difficulté majeure. En effet, nous avions demandé, dans le cahier des charges de l'appel à candidature, que l'on puisse nous offrir un terrain de minimum onze hectares à côté de l'installation proposée. Or, il faisait défaut dans l'offre de Charleroi.
"

Question de M. Jean-Luc Crucke à M. Claude Eerdekens, ministre de la Fonction
publique et des Sports, sur le « passage d'un centre de formation pour sportifs de haut niveau à plusieurs centres moyens de formation pour sportifs de niveau incertain» CRI No8, Janvier 2007

M. Jean-Luc Crucke (MR).
Nous débattons du centre de formation pour sportifs de haut niveau depuis le début de la législature et je soutiens largement votre perspective dans ce dossier, monsieur le ministre. Cela ne signifie toutefois pas qu'un certain nombre de questions ne se posent pas. C'est peut-être la richesse du débat et l'intérêt du dossier.À un moment donné, vous prenez une décision qui amène plusieurs dossiers sur la table. Certaines communes, intercommunales ou provinces Luxembourg, Liège et Hainaut souscrivent à votre demande. Manifestement, il y a un souhait à l'échelon provincial ou local de fournir une infrastructure à ces sportifs afin de les encadrer et de leur offrir ce qu'il y a de mieux pour s'épanouir en développant leur talent.

Des études juridiques ont été réalisées, des critères environnementaux ont été déterminés et l'on attend « le gagnant », un peu comme à l'Eurovision.

Ici, il y a deux gagnants : Mons et Liège. J'en suis ravi, mais tout le monde ne l'est pas. Ainsi, au complexe sportif de Charleroi LaGarenne, après avoir rencontré de nombreuses difficultés, on a essayé de rétablir la situation et on a enfin trouvé l'équipe permettant de relever le niveau.
Or, ce centre n'est pas retenu. Ses responsables s'interrogent et ne comprennent pas. J'essaie d'expliquer que le but est de viser le haut niveau et d'atteindre la performance. Je conseille à ceux qui ne sont pas retenus d'en rechercher les raisons ou leur propose de poser la question au ministre.

C'est précisément ce que je fais aujourd'hui. On me demande pourquoi on a retenu deux centres et pas un seul. Ce n'est pas toujours évident.

Les critères que vous avez fixés au départ paraissaient objectifs, monsieur le ministre, mais il semble qu'ils ne puissent pas être respectés.

En premier, son financement est impossible. Vous le saviez depuis le début, sinon vous n'auriez jamais pensé qu'il pouvait y en avoir plus d'un !
Deuxièmement, ils sont complémentaires. Je suppose qu'il existe une cartographie et que des critères ont été établis.

Ces critiques ne m'empêchent pas de vous soutenir. Mais il faut pouvoir répondre par des éléments objectifs. Pourquoi faut-il deux centres ? Ne faut-il pas chercher une réponse plus politique ?
Le ministre, qui a pourtant une personnalité forte, qui sait s'imposer, a dû transiger. Pourquoi ne pas avoir imaginé depuis le début ces deux sites ?

Ma deuxième série de questions concerne l'avenir. Comment ce projet va-t-il se structurer par rapport aux fédérations ? Celles-ci vont-elles choisir un site ou l'autre en fonction des avantages offerts ? L'AISF se trouvera-t-il à Liège, à Mons ou entre les deux ? Comment surtout, dans un dossier où le sous-régionalisme n'a pas de place, arriver à une réelle efficacité et éviter le côté un peu amer
des choses ?
Enfin, vous vous êtes engagé à tout mettre en place dans les deux ans. Ces infrastructures performantes existeront, cette complémentarité sera effective et le ministre pourra dire que le travail est terminé. Avez-vous des garanties ? Deux ans, c'est court en termes de réalisation politique. Pouvez-vous nous assurer que dans deux ans, nous pourrons inaugurer ce qui sera un plus pour les sportifs de la Communauté française ?

M. Claude Eerdekens, ministre de la Fonction publique et des Sports.
Je peux vous répondre qu'il y aura un centre sportif de haut niveau sur deux sites.
Toutefois, cela n'exclut pas que, pour l'une ou l'autre discipline, il puisse y avoir un centre d'excellence en un autre lieu. Par exemple, un centre d'escalade pourra vraisemblablement trouver sa place à Bruxelles. Je rappelle que huit communes wallonnes étaient candidates pour installer un centre sportif de haut niveau et qu'aucune commune bruxelloise n'avait déposé de projet.

Pour agir de façon rationnelle, sans que le choix d'une des huit communes s'apparente à du sous-localisme, j'ai tenu à ce que la décision soit technique et non politique, même si la décision finale revient au gouvernement. J'ai demandé à une commission d'experts d'examiner les huit candidatures.
Cette commission est présidée par un Liégeois, M. André Stijn, président de l'Association francophone de tennis dont le siège est à Mons. Il est donc neutre. . . En outre, je ne pense pas que le choix du président du groupe d'experts soit déterminant.

Ce comité comporte en effet sept personnes.
Le groupe a conclu que sur les huit sites, deux sortaient du lot. Etalle, Saint-Hubert et Enghien ne présentaient pas un éventail assez large d'offres scolaires indispensable à la formule « sports études».

Charleroi, quant à elle, présentait une difficulté majeure. En effet, nous avions demandé, dans le cahier des charges de l'appel à candidature, que l'on puisse nous offrir un terrain de minimum onze hectares à côté de l'installation proposée. Or, il faisait défaut dans l'offre de Charleroi.

J'ai fait appel aux services du cabinet d'avocats spécialisé en droit de l'urbanisme de maître Haumont, professeur à l'UCL et avocat réputé, comme nous l'avons encore vu, hier, au journal télévisé dans le cadre d'un différend sur la maison Sagawé. Son cabinet a opéré une sélection des terrains proposés en fonction de leur comptabilité par rapport aux plans de secteur et aux règlements existant dans chaque commune, sous forme de schéma de structure, de plan communal d'aménagement ou autres.

Sur le plan urbanistique, le site le plus approprié est Mons. Le site de Liège convient aussi, mais les terrains doivent d'abord être mis à ma disposition par l'université de Liège. Les négociations sont en cours et je suis persuadé qu'elles vont aboutir.

L'idée serait donc de partager le centre sportif de haut niveau entre les deux sites proposés.
Ce choix n'est pas conditionné par le fait qu'Untel soit à la tête de la ville de Mons ou du gouvernement wallon ou fasse autorité en région liégeoise.
J'ai simplement suivi les indications du rapport de faisabilité technique et financière que l'administration m'a adressé.
J'aurais sincèrement préféré un site unique, si j'en avais les moyens. Je préfère cependant que soit créé un centre de haut niveau à deux antennes plutôt que de poursuivre la chimère d'un centre unique que nous ne pourrons jamais financer.
Voici quelques exemples. Mons ne possède pas de piscine olympique, contrairement à Seraing.
Pour assurer le sport-études en natation, nous aurions donc dû construire une piscine olympique à Mons. De la même façon, nous disposons en Province de Liège d'installations parfaites pour l'athlétisme.
En tennis, par contre, l'infrastructure est déjà excellente à Mons. Le transfert des installations tennistiques de Mons à Blanc Gravier coûterait 3 000 000 euros.
Un centre unique aurait donc nécessité des investissements longs et excessivement onéreux.
Nous risquions un étalement exagéré du projet.
J'ai rencontré les représentants de la Ville de Mons et de l'Intercommunale de développement économique et d'aménagement du territoire (Idea), la Province de Liège, son université, les villes de Seraing et Liège. Je leur ai expliqué que la seule solution financièrement pertinente était celle-là.
Nous allons à présent passer à l'examen au cas par cas des fédérations, que je rencontrerai prochainement au Moulin de Beez. J'ai déjà reçu
des candidatures pour une série de sports-études qui seraient développés à Mons. Par exemple, le rugby, qui est plutôt présent en région bruxelloise et en Hainaut, avec le terrain synthétique du centre de la Sapinette. Le Tae Kwon Do, qui s'exprime
déjà à Havré au domaine provincial, est aussi très demandeur de pouvoir s'installer à Mons.
J'ai rencontré, le 4 janvier, l'Association francophone
de tennis et nous avons mis au point un programme d'investissement pour ce sport.
D'autres disciplines, comme l'athlétisme et la natation, préfèrent Liège.

Je ne forcerai jamais une fédération à choisir entre Mons et Liège, mais laisserai chaque fédération se positionner selon ses souhaits. Grâce à l'enveloppe de 8 millions d'euros prévue au budget,
nous commencerons par financer l'hébergement à Liège et à Mons par tranches successives de 50 lits pour le sport étude, avec une possibilité maximale de 250 lits par centre. Quand le programme du centre de haut niveau sera achevé, nous disposerons
d'un potentiel de 500 lits. Il serait stupide de vouloir atteindre aujourd'hui cet objectif. Avec 50 nouveaux lits à Mons et 100 à Liège, nous pouvons
faire face à la demande dans la mesure où nous pouvons réhabiliter le logement disponible à Mons. Nous aurons ainsi dans un délai raisonnable, 100 lits à Mons et à Liège. L'architecture du projet devra être modulable, c'est-à-dire permettre, au fur et à mesure de l'adhésion des fédérations et de la participation des enfants au sport étude, un accueil dans des conditions qui n'ont plus rien à voir avec les centres Adeps actuels.

Accueillir des enfants en sport étude implique que chaque enfant ait une chambre individuelle, avec un espace pour étudier et un coin sanitaire individuel.
Outre les rythmes scolaires, ces jeunes peuvent être soumis à un régime de 20 à 25 heures de pratique sportive.
J'ai vu les enfants logés au centre Adeps de Jambes. Ils occupent des chambres doubles. Ces chambres devront être repensées dans l'avenir, y compris pour les enfants qui n'y passent qu'une semaine dans le but de découvrir le sport en accord avec leur école. On ne peut admettre que des enfants qui résident dans ces centres plus de 30 semaines par an, soient logés dans des conditions de
confort insuffisantes. Je dispose des moyens de financement nécessaires pour améliorer le confort, grâce aux budgets que vous avez votés et à l'intervention
des communes concernées qui seront les maîtres d'oeuvre pour une partie des investissements et qui pourront obtenir des subsides d'Infrasport pour certaines parties des investissements.
Dans le cadre d'un remboursement en 15 ans souscrit par la commune concernée, la Communauté française peut intervenir en finançant la partie non subsidiée par Infrasport. En collaboration avec le ministre du Budget et le ministre wallon des Infrastructures, nous arriverons à créer, d'ici une dizaine
d'années, un cadre optimal pour le sport de haut niveau en Communauté française.


M. Jean-Luc Crucke (MR). – Il fallait évidemment l'aval de la Région wallonne pour un certainnombre d'investissements qui seront indispensables au projet. Nous convaincre que 1 + 2 coûtera
moins cher que 1, c'est très fort ! En plus, nous convaincre que Bruxelles ne sera pas oubliée, c'est
remarquable ! Mais vous ne vous arrêtez pas là : vous dites que Charleroi est à part. C'est peut-être
ce que l'on vous reproche. Je comprends qu'un choix puisse être cornélien. Il faudra néanmoins
mettre de l'ordre. La difficulté dans cette histoire, c'est de voir clair dans ce qu'est le sport de haut
niveau. Je souhaite que nous puissions voir les résultats dans les deux ans. Mais sur ce point, vous
ne m'avez pas répondu.

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samedi 21 janvier 2006

Parlementaire

Grâce à la confiance que vous m'avez accordée, lors des élections fédérales du 10 juin 2007, j'ai été élu à la Chambre des Représentants. J'ai choisi, en accord avec Didier Reynders, de céder mon siège de député régional et communautaire au mouscronnois Philippe Bracaval.
Me voici donc député fédéral. Je siégerai désormais à la Chambre des Représentants à Bruxelles. D'une force d'opposition, je passe à une force de proposition et j'en suis ravi.
En votre nom, au sein du groupe MR à la Chambre, mon rôle sera de prendre des décisions, contrôler l'action du gouvernement et élaborer de nouvelles lois.
Rassurez-vous, cela ne change rien à ma motivation ni à mon désir de représenter au mieux vos intérêts.
En tant que Président de la Fédération du Hainaut occidental, je resterai très attentif aux sujets qui font battre le coeur de notre région une région qui, après 20 ans de gouvernance socialiste, cherche toujours son souffle.
Je suis attaché à la structure fédérale de notre pays mais je n'ai pas peur de dire que le meilleur garant de la pérennité de la Belgique, c'est une Wallonie forte, polyglotte, où l'initiative privée n'est pas étouffée mais encouragée. Je suis persuadé que ce qui sauvera la Wallonie, ce sont les Wallons eux-mêmes : des Wallons, confiants dans leur potentiel, des Wallons qui auront retrouvé le goût d'entreprendre, des Wallons prêts à se retrousser les manches pour réussir enfin le virage économique et social tant attendu.
>>>> Portrait de Jean-Luc Crucke réalisé par MRTV : ici

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